Commentaires de spectateurs reçus après la représentation tous publics du 10 novembre 2013 au Centre Culturel J.Tati d'Amiens :

 

Bonsoir,

Quelques mots pour essayer de transcrire les impressions bien agréables ressenties

en assistant à " A qui le tour ? ".

Le spectacle rappelle les Barios, Laurel et Hardy, Charlie Rivel, Annie Fratellini et

certains moments clownesques de Raymond Devos. Un divertissement imaginatif,

touchant et vraiment très drôle, bien rythmé, avec un bon équilibre dans les

rapports Wiwi/Wawa, l'agressivité de l'un et la soumission de l'autre subtilement

"réversibles" suivant les moments. Mais le renversement des rôles et des valeurs

est l'essence même du clown, "miroir comique de la tragédie et miroir tragique de

la comédie "... A condition de ne pas laisser cette belle définition amener les

déviations du clown uniquement tragique, voire du clown terrifiant moderne : Le

clown est un enfant, le tragique doit céder devant le rire, et les larmes de Wawa, si

elles laissent un instant le public enfantin triste et perplexe, provoquent bien vite

un généreux éclat de rire. Les enfants (et certains adultes heureusement) ne se

trompent pas, ils savent, eux, que le rire est le roi et que Didier, Luc et Joël sont

comme eux, à vie...

Le bouffon du Roi Lear, seul personnage lucide de la pièce, qui dit la vérité à son

roi devenu fou à lier, en pleine tragédie, reste désespérément enfantin et comique.

" Le sixième jour, Dieu créa le clown, Antonet, Pipo, Bario, Fratellini, Chocolat,

Grock...Le septième jour il dut se reposer tellement il riait encore !"

Il faut rajouter Wiwi et Wawa à cette liste.

Alors merci pour le talent, la sensibilité, les éclats de rire...le plaisir du gosse.

A bientôt le plaisir de vous revoir.

Jean-Pierre de Bourges

 

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A qui oui-oui?

 

Un agité du bocal démonstratif et un petit gros- enfin plutôt moyen- tassé

poussif et pas vraiment méchant, mais très malin...AMBIANCE!

 

Le temps passe- il finit bien par passer- fait de petits riens qui nous font

bien rire, voire même sourire jaune... ou vert... de peur... Les pauvres, ils ne

sont pas aidés.

Moments d'espoir, de poésie, de légèreté, de rêve: on devine une jolie petite

secrétaire, un peu délurée. Fausse alerte: La réplique est sèche: c'est

l'arrivée d'un patron assez inquiètant, lourd, pesant et...RUGISSANT!

 

Un aspect de notre société? Mais à quoi bon tous ces papiers, ces tampons?

Faut-il en rire ou en pleurer? Nos deux compères, c'est sûr, ont fait le seul

choix encore possible: tout faire voler en l'air pour nous donner des ailes,

remettre de la couleur dans ce monde pour nous éclairer l'horizon... et faire

la fête en chanson car il n'y a que ça de bon!

 

E.B.